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Pourquoi du coton biologique ?
Inde: la culture du coton conventionnel dans le sud de l'Inde
En Inde, une bonne récolte de coton peut rapporter plus que du riz, des grains ou des légumes, c'est pourquoi beaucoup de fermiers se sont tournés vers le coton. Dans la « cotton belt » qui s’étend au sud de l’Inde, les habitants de la région sont devenus dépendants d’une bonne récolte, du fruit de leur travail. Mais, ils vivent avec la peur d’une mauvaise récolte ; alors ils mettent de l’insecticide tous les jours, et après chaque pluie.
L’insecticide le plus utilisé est le Monocrotophos, une substance à base de phosphore organique, reconnue dangereuse pour les humains. Mais, tous les insecticides sont vendus en Inde, même des produits très dangereux comme le Lindane qui a été reconnu cancérigène. En Europe, ces pesticides sont interdits depuis des années à cause de leurs effets mortels sur les humains, mais en Inde, ce marché est en pleine expansion.
Ces produits coûtent cher aux petits producteurs et peu importe s’ils sont ou non efficaces contre les nuisibles, le fournisseur de pesticides veut son argent. Alors, quand les cultivateurs n’ont plus de liquidités ils achètent à crédit, ou mettent leur récolte en gage. Et quand la dernière parcelle de terrain a été mise en gage, il ne reste plus que le doute. Rien qu’en 2003, 700 fermiers se sont suicidés ; ils ont bu le poison qui était inefficace contre les nuisibles. Les vers, en particulier le « bol worm » américain, résistent au poison depuis longtemps. Certains fermiers pensent qu’en doublant les doses d’insecticides, ils pourront se débarrasser des vers. Alors, ils louent cher des pulvérisateurs motorisés pour répandre l'insecticide du matin au soir. Ils ne portent pas de masque ni de vêtement de protection ; ils baignent littéralement dans le produit chimique, leurs vêtements sont trempés. Le poison atteint leurs poumons à mesure qu’ils respirent et leurs langues s’engourdissent. Un nuage toxique d’insecticide se forme sur la région entière. Il atteint aussi les champs de maïs, faisant ainsi son chemin sur la chaîne alimentaire. […]
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Le choix du coton bio
Les fondatrices d'Ethos ont pris la décision claire de créer leur vêtements en coton exclusivement de culture biologique
• parce que la culture conventionnelle du coton consomme actuellement près de 25% des pesticides vendus dans le monde, pour une surface agricole mondiale de 3% seulement…
• parce que l’utilisation intensive de pesticides a des répercutions très lourdes sur l’environnement, ainsi que des conséquences néfaste sur l’équilibre économique et la santé des agriculteurs comme celle des consommateurs.
• parce que la culture du coton bio qui ne fait usage ni d’engrais chimique, ni de pesticide, préserve la fertilité des sols, la pérennité des écosystèmes et la propreté des nappes phréatiques.
• parce qu’elle permet aux petits agriculteurs de vivre décemment, du fait que les cours du coton bio ne sont pas soumis à la spéculation et que les agriculteurs reçoivent un salaire de 25% supérieur à celui d’un agriculteur conventionnel.
La culture biologique n'emploie ni pesticides, ni herbicides, ni engrais chimiques.
Comme fertilisant, elle utilise du fumier et du compost. Pour lutter contre les maladies et les parasites, nombreux dans le coton, les cultivateurs emploient des extraits de plantes ou des poudres de grès et ils veillent à diversifier les récoltes afin d'en conserver sa fertilité. Un système de culture minutieux doit assurer que les agents pathogènes et les organismes nuisibles restent dans l'équilibre naturel avec leurs adversaires naturels.
Ces méthodes qui évitent les coûteux produits agro-chimiques apportent de multiples avantages pour toute la chaîne écologique. Un procédé naturel bon pour les producteurs, la nature ainsi que pour tous les consommateurs des produits qui en découleront: Les cultivateurs économisent les frais de pesticides, engrais et herbicides. La main-d’oeuvre supplémentaire que nécessite à la place la culture biologique procure du travail à d’autres personnes. On utilise ses propres engrais naturels, au lieu de dépendre de produits nocifs et coûteux. Et surtout, le sol cultivé biologiquement reste fertile durablement, tandis que les nappes phréatiques et les rivières ne sont plus polluées par les résidus de pesticides et d’herbicides.
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