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En Inde :
La culture du Coton bio en Inde

Le coton bio utilisé est produit par une coopérative dans la région de Madya Pradesh au centre de l’Inde. Les producteurs ont opté pour une culture biodynamique du coton. La rotation des cultures vivrières (maïs, haricots) en alternance avec celle du coton permet ainsi de réintroduire la biodiversité et de diminuer les risques économiques liés à la monoculture.
Dans le souci d’une filière de production intégrée, chaque fermier doit respecter un cahier des charges strict pour bénéficier des services techniques et commerciaux fournis par la coopérative. Dans l’usine de filature de coton, tous les ouvriers ont un contrat et peuvent élire des représentants syndicaux. En outre les périodes de travail sont limitées à huit heures et le site de l’usine est à la fois propre et aéré.

L’entreprise de production de vêtement s’est engagée à produire et à exporter des produits faits à partir de coton biologique. Leur coton vient d’un groupement de plus de 1000 fermiers qu’ils soutiennent dans le centre de l’Inde (Madya Pradesh), certifiés par Bio Inspecta et Skal. Partenaires d’Oxfam (en Belgique) pour le commerce équitable et aussi de Greenpeace, ils ont une volonté d’améliorer les conditions de vie de leurs employés et travaillent dans le respect des critères du commerce équitable. Ils fournissent régulièrement des vêtements et d’autres produits biologiques, à Greenpeace, Oxfam et WWF, ainsi qu’à Amnesty International, la COOP de Suisse, et d’autres organisations liées à l’environnement et au commerce équitable. Tous les produits sont fabriqués équitablement et toutes nos unités de production sont certifiées Skal.

En Bolivie :
Les eleveurs d'Alpaga partenaires d'Ethos en Bolivie


« Il y a 1200 producteurs qui travaillent aujourd’hui avec Coproca (coopérative de transformation de laine d’alpaga). Chaque éleveur possède en moyenne entre 70 et 90 animaux, 30% sont des alpagas et 70% sont des lamas. La raison de cette répartition est que l’Altiplano est une région aride, l’avantage des lamas étant que ce sont des camélidés qui consomment peu d’eau, au contraire des alpagas.

Le ratio est inversé au Pérou qui est un pays beaucoup plus humide: les éleveurs peuvent donc se permettre d’élever plus d’alpagas que de lamas. Le paiement au producteur se fait directement au moment de la récolte. Une personne de Coproca est envoyée sur chaque site pour récolter la laine au moment de la tonte. Les éleveurs ne bénéficient donc que d’un revenu 2 fois par an pour les activités qui concernent l’alpaga, ce qui les pousse à avoir une double activité pour leur permettre de subvenir à leurs besoins.

Pour pallier la fuite des producteurs vers le marché péruvien (plus actif), Coproca a mis en place un programme d’assistance technique : aide au plan de management (élevage, pâtures), aide à la tonte (mise en place de la formation pour la tonte manuelle), programme de vaccination et de suivi de la santé des animaux.

Les clients sont majoritairement locaux, même si les produits fabriqués à base de laine d’alpaga venant de Coproca sont exportés à hauteur de 90% (Pérou, Equateur, Chili, Europe et EU).

Après nettoyage, le rendement de la laine d’alpaga est de 50% en moyenne.
Les produits utilisés pour le lavage sont biodégradables.

Les teintures utilisées pour la coloration sont sans métaux lourds et proviennent de Suisse (importateur bolivien CIMIZA).
Le mode de fonctionnement de Coproca est conforme à un processus de production biologique

Altiplaneterre :

Une ONG locale crée avec l’aide d’Ethos pour le développement de la production de vêtements en alpaga destinés à l’exportation. La directrice est Monica Zamora, une Bolivienne formé dans la gestion d’ entreprise et plus spécifiquement dans les techniques de tricotage de laine. Actuellement, Ethos est le client principal d’Altiplaneterre, qui cherche activement d’autres clients pour alimenter leur activité.

Horaires de travail :

8 heures par jour du lundi au samedi / 8h-12h et 13h-17h.
Les 6 artisans sont payés un salaire minimum de base, auquel il s’ajoute des primes calculées sur la production à la pièce. Ainsi, le salaire équivaut à un salaire locale + 25 à 100 pour cent.


Le projet d’Altiplaneterre :

Suivre l’ensemble de la filière de la production de l’alpaga de l’élevage des animaux à la confection des modèles. Obtenir une certification bio pour la laine des alpacas de la région. Payer les éleveurs un prix plus élevé pour la laine brute et établir dans le village une chaîne de transformation de la laine (nettoyage, cardage, filature, teinture…) pour donner du travail sur place et aider ainsi les habitants à rester chez eux au lieu d’aller chercher du travail en ville.
Créer assez de demande pour dynamiser la production pour assurer des emplois fixes sur toute l’année. Sur toute la chaîne, payer des salaires au moins 25% supérieurs aux tarifs locaux. Ouvrir une crèche pour les enfants des tricoteuses. »
Se faire reconnaître par
IFAT ou un organisme équivalent pour son travail de Commerce Equitable.

Disponibilité sur l’année :

15 à 20 personnes travaillent dans l’atelier. Elles sont réparties en deux groupes : 10 tisseuses à la machine (5 machines au total, 2 personnes par machine), 10 tricoteuses à main, et des femmes à temps partiel. Les femmes viennent travailler de leur propre initiative et ont généralement suivi une formation financée par le Centro de las Llavas.
De début Mars à Avril, la récolte annuelle des pommes de terre prive l’atelier d’une partie de sa main d’oeuvre…
Leur salaire de l’atelier est souvent la seule ressource de la famille (certaines travaillent également sur le marché le dimanche, mais les revenus générés demeurent très faibles).
Pour l’instant, toute la main-d’oeuvre de l’atelier travaille sur les produits Ethos. Cependant, quand aucune commande n’est en cours, les femmes tricotent non plus de l’alpaga mais de l’acrylique, et les produits ainsi fabriqués sont ensuite vendus sur le marché local.


Le projet Ethos :

    - Maîtriser l’ensemble de la filière de la production de l’alpaga à la confection des modèles…
    - Créer assez de demande pour dynamiser la production jusqu’à assurer à l’association la possibilité de créer des emplois fixes sur toute l’année.
    - Payer des salaires au moins 20% supérieurs aux tarifs locaux.
    - Ouvrir une crèche pour les enfants des tricoteuses.